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Si j’avais écouté ma fatigue, je n’aurais pas multiplié les saunas cet hiver

juillet 08, 2026
Homme fatigué dans un sauna en hiver, symbolisant l'épuisement et la surconsommation de saunas

Le sauna m'a fait vaciller quand j'ai voulu enchaîner un troisième passage, aux Thermes de Spa, avec la nuque encore raide et les joues déjà brûlantes. Ça m'a coûté 4 jours sans y retourner, et la note m'est restée en travers de la gorge. Depuis du côté de Metz, je suis partie une soirée de février pour souffler, alors que mon bureau débordait et que mon compagnon et moi, sans enfants, ne rêvions que de calme. Je me suis levée du banc, un bourdonnement a monté, ma vision a flotté, et j'ai fait semblant de tenir.

Le jour où j'ai voulu forcer malgré la fatigue

En tant que Rédactrice spécialisée en beauté et bien-être pour magazine en ligne, j'ai passé l'hiver à écrire sur les routines de corps, les peaux qui tirent et les gestes spa. Depuis mes années comme Rédactrice spécialisée en beauté et bien-être pour magazine en ligne, je sais que la fatigue change tout, même sur un simple banc chauffé. Ma Licence en communication (Université de Lorraine, 2010) m'a appris à regarder les détails, mais ce soir-là j'ai laissé les miens dehors. Je rédige environ 40 articles par an, et cette période m'avait laissée sèche, nerveuse, sans vraie pause. Mon compagnon et moi, sans enfants, on vit à deux, et le silence de la cabine m'a paru presque trop attirant.

J'ai enchaîné trois passages, avec 9 minutes, puis 11, puis 12. J'avais déjà le bourdonnement dans les oreilles quand je me suis levée, mais je me suis dit que c'était juste la chaleur. Au lieu de faire une vraie pause dehors, j'ai traîné dans le vestiaire, la bouche sèche, avec ce goût pâteux qui collait au palais. J'étais sûre de moi, et c'était exactement le problème.

Le vrai malaise a frappé au moment où je me suis accroupie pour me rhabiller. Ma vision s'est brouillée d'un coup, comme si le sol se rapprochait, et j'ai dû m'asseoir contre le mur froid. J'ai été frappée par le silence autour de moi, puis par ce vertige sec qui vide la tête. La peau du haut du torse restait rouge, presque brillante, et mes jambes ne répondaient plus avec la même netteté. Je me suis retrouvée à compter les secondes, ce qui m'a paru ridicule sur le moment.

Je suis rentrée avec les lèvres qui tiraient et une sensation de coton dans les mollets. J'ai posé ma serviette sans parler, puis j'ai bu trop tard, presque par réflexe. Depuis mes années comme Rédactrice spécialisée en beauté et bien-être pour magazine en ligne, je n'avais jamais sous-estimé à ce point un signal aussi simple. Là, j'ai été convaincue trop tard que la chaleur avait déjà pris la main avant le troisième passage.

Les conséquences concrètes qui m'ont clouée au lit

Les quatre jours qui ont suivi, je n'ai pas remis un pied au sauna. J'avais la tête lourde, les jambes en coton, la bouche sèche du matin au soir, et même l'eau gardait un drôle de goût métallique. Le lendemain, je suis restée vaseuse pendant 2 heures avant de retrouver un peu d'allure devant mon écran. La fatigue n'était pas spectaculaire, mais elle m'a coupé net. Pas terrible. Vraiment pas terrible.

Sur ma peau, le retour n'a rien eu de glamour. Les pommettes sont restées rouges jusqu'au soir, le haut du torse aussi, et la serviette m'a laissé une sensation de picotement presque salé. J'avais la peau sèche dès le départ, et la répétition des passages a accentué les tiraillements autour du nez et des épaules. Le simple frottement du coton me donnait envie de lever le bras. J'ai compris à mes dépens que la chaleur ne pardonnait pas quand la barrière cutanée était déjà fatiguée.

J'ai fini par acheter deux serviettes fines à 18 euros pièce, un baume plus riche à 29 euros, puis un sérum plus gras à 31 euros pour calmer les tiraillements. Au passage, j'ai annulé 3 rendez-vous d'écriture prévus à distance, et l'addition m'a laissée mauvaise. En comptant les achats et le temps perdu, j'ai dépassé les 120 euros. Pour une soirée censée me délier, j'ai surtout eu le sentiment de jeter de l'argent et de l'énergie.

Le pire, c'est que je n'avais rien d'une personne en forme ce soir-là. J'avais déjà mal dormi la veille, et j'étais restée accrochée à l'idée que la chaleur corrigerait tout. Mon compagnon me l'a fait remarquer plus tard, avec sa façon très simple de dire les choses. J'aurais dû entendre cette fatigue avant même d'ouvrir la porte de la cabine.

Ce que j'aurais dû entendre dans ce bourdonnement d'oreille

Le bourdonnement dans les oreilles et la vision trouble collent à ce que la Haute Autorité de Santé (HAS) décrit quand la tension baisse au lever, surtout avec chaleur et déshydratation. L'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) relie aussi ce terrain à un corps qui encaisse mal la montée en température quand il manque déjà d'eau. Sur place, je n'avais pas besoin d'un mot savant pour comprendre que j'avais forcé. Mon oreille droite vibrait, et mes genoux ne répondaient plus avec la même vivacité.

J'ai relu la scène ensuite, avec un peu de honte, et j'ai vu quatre erreurs empilées l'une sur l'autre:

  • arriver déjà KO, avec une fatigue qui brouillait les signaux
  • dépasser 10 minutes par passage pour "bien transpirer"
  • sauter la pause de 10 minutes à l'air frais entre deux passages
  • oublier de boire avant et après, puis filer sous la douche froide sans transition

Le premier bourdonnement est venu dès le deuxième passage, au moment où je me suis levée trop vite. J'ai gardé les yeux sur le carrelage au lieu de sortir, parce que je voulais finir "comme je dois". C'est là que j'aurais dû couper net, boire, attendre dehors, puis laisser le troisième passage tomber. À la place, j'ai serré les dents, et le corps a tranché pour moi.

Le détail qui m'a trompée, c'est que je me sentais encore présente dans la cabine. En réalité, la bouche sèche, le goût pâteux et les lèvres qui tiraient quand j'ai remis mon pull annonçaient déjà le malaise. Quand on enchaîne plusieurs passages sans boire assez d'eau, le signal n'arrive pas toujours pendant la séance. Il tombe au moment où le corps redescend, et c'est là que tout se brouille.

La leçon que je tire de cet hiver trop chaud

J'ai été convaincue qu'une séance plus courte me faisait plus de bien qu'un enchaînement trop ambitieux. J'en suis revenue à une fois par semaine en hiver, à 8 minutes, avec un grand verre d'eau avant et après. Le résultat a été simple : moins de tête lourde, moins de bouche sèche, et des joues qui redescendaient plus vite. Je me suis sentie plus tranquille, sans chercher à gagner quoi que ce soit dans la cabine.

La peau a suivi. Les rougeurs ont disparu plus vite, le haut du torse a moins piqué sous la serviette, et je n'ai plus eu cette impression de brûlure légère au contact du coton. Quand j'ai partagé une séance avec mon compagnon, on vit à deux, mon compagnon et moi, j'ai aussi vu qu'on ne réagissait pas pareil selon l'état de fatigue du jour. J'ai été frappée par ce décalage minuscule, mais très net.

Je garde une limite claire dans ma tête. Pour des antécédents cardiaques ou des troubles circulatoires, je laisse le médecin prendre le relais, et les repères de la HAS m'ont rappelé pourquoi ce terrain ne se traite pas à la légère. Moi, je ne retiens que l'erreur, le vestiaire trop chaud et cette impression d'avoir joué contre mon propre rythme. Si j'avais su, j'aurais gardé ces 4 jours de fatigue pour autre chose que ce troisième passage de trop aux Thermes de Spa.

écrit par

Éléonore Valmont

Éléonore Valmont publie sur le magazine Calme Luxe et Volupté des contenus consacrés à la beauté, aux routines de soin et au bien-être du quotidien. Son approche met l’accent sur la clarté, la structuration des informations et des repères utiles pour mieux comprendre la peau, les gestes essentiels et les pratiques inspirées de l’univers spa.

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